
Au prochain prochain conseil municipal convoqué
rapidemment le 10 février prochain , la majorité municipale qui semblait vouloir accélérer la
vente de l'école du plateau et a remis une délibération à ce sujet qui devrait aussi inclure le contre projet du département dédié à l'emploi des jeunes. On
se demande si le clientélisme de la majorité municipale est
sans limites, et avec ce désir quasi obsessionnel de vendre cette école à l'institut Ibn Badis,
la ville cède au communautarisme car il s'agit d'une mosquée radicale et nos élus semblent feindre de l'ignorer. Le feuilleton a, commencé en 2019 lorsque la ville à décidé de vendre à un prix défiant toute concurrence( 2,7 millions d'euros , un bien estimé par France Domaine la direction de l'immobilier de
l'Etat à 5,4 millions d'euros) l'école du Plateau qui accueillait le centre de formation pour adultes APFA. Il s'agit d'un précédent quasi- unique une ville qui vend une école de la République même désafectée à une association religieuse qui prone un islam très rigoureux,
Le préfet quant à lui s'est opposé à la vente car le prix était inférieur à celui des domaines, on frisait le favoritisme.
En 2022 la ville revient à la charge mais a oublié de demander le déclassement de l'édifice d'où une nouvelle opposition du préfet
En décembre 2024 , le conseil municipal entirinait la vente de l'école du plateau attenante à l'institut Ibn Badis à ce dernier institut par 48 voix sur 53 (5 conseillers municipaux ne prenant pas part au vote). Les arguments de la majorité municipale étaient plutôt fallacieux, elle justifait cette vente en ces termes:
" l’Institut Ibn Badis avait demandé à la Ville de Nanterre de pouvoir acquérir les locauxqui jouxtent son immeuble actuel. Situés 229/231 avenue Georges Clémenceau, ces locaux sont propriétés de la Ville de Nanterre. Leur positionnement dans la continuité des locaux de l’Institut Ibn Badis, leur superficie et leur disposition répondent parfaitement aux besoins de l’Institut."
"La Ville de Nanterre est tout à fait consciente des difficultés que rencontre l’Institut Ibn Badis pour l’accueil du public dans des conditions satisfaisantes de sécurité. Cette situation est due notamment à l’absence de lieux de culte dignes de ce nom pour les habitants de confession musulmane dans les communes voisines La Ville de Nanterre a toujours été attentive à la possibilité pour nos concitoyennes et concitoyens qui le souhaitent, d’exercer le culte de leur choix dans des conditions décentes, en particulier des conditions de sécurité, et dans le respect des lois".
"Des relations constructives existent avec les différents cultes. C’est ainsi que la Ville contribue à la préservation de la cathédrale Sainte-Geneviève qui est propriété de la commune" (c'est une obligation légale car l'édifice été construit avant 1905 et son entretien est du ressort de la commune). De la même manière, la Ville de Nanterre a créé les conditions pour que la communauté juive dispose d’une synagogue dans le centre ancien, dans des locauxmunicipaux qui lui sont loués."
Mais là il ne s'agit pas de quelques mètres carrés mais d'une parcelle entière de 4000 m² .
Le
terrain qui doit etre cédé est presque trois fois plus grand
que l'emprise actuelle de la mosquée, il s'agit d'un projet
pharaonique qui aura aussi pour effet de raser des arbres
centenaires.
les élus de Nanterre qui ont voté en décembre se sont assis sur la loi de 1905 et le prinicipe de laïcité.
L'institut
porte le nom d'un représentant du wahhabisme et pratique un islam très rigoureux. L'école de l'institut a
déjà été mise en cause par l’éducation nationale. L'institut est dirigé par Rachid Abdouni, connu pour son prosélytisme et ses discours
hostiles à la République largement relayés sur les réseaux sociaux, fonctionnaire territorial à Nanterre, membre UNSA du comité social territorial, il avait attaqué en 2011 le maire de Nanterre en justice parce qu'il réclamait le droit de prier sur son lieu de travail.
L'association Irchad à l'origine de l'institut aurait aussi accueilli jadis des prédicateurs controversés comme
Hassan Iquioussen (proche des Frères Musulmans), page wikipédia
Rachid Houdeyfa , page wikipédia
Nabil Ennasri admirateur du théologien phare des Frères musulmans et animateur des
"journées de retrait de l'école" contre la "théorie du genre" en 2014.
Pourquoi la ville s' obstine-t- elle à vouloir vendre une école de la République à une mosquée décrite comme radicale ?
Est-ce le clientélisme électoral qui pousse la majorité municipale à s'asseoir sur la loi de 1905 ?
On ne peut que s’étonner aussi
de la complaisance
de l’ex conseillère
municipale d’opposition
Camille Bedin dans cette
affaire et le ridicule de Kader Selmet, maire adjoint aux
cultes qui assurait que : « L'institut Ibn Badis va respecter la dimension
patrimoniale de l'école. Il tient par exemple à rénover l'inscription liberté,
égalité, fraternité sur la façade. C'est important pour lui.»
La majorité municipale serait-elle infliftrée par des proches de la mouvance salafiste ? Les anciens athhées communistes supposés être anticlréricaux se seraient ils convertis ?
A bientôt si vous le voulez bien