Nanterre est un bastion communiste depuis 1935 , trente ans après la chute du mur de Berlin et en cette période de dégagisme , on peut s'inquiéter de l'avenir d'une municipalité dont la majorité est encore grandement constituée de membres du Parti communiste souvent masqués sous l'étiquette bien pratique "société civile" . En accueillant dans sa dernière équipe des membres d'associations généreusement arrosées par la ville de Nanterre, Patrick Jarry espère garder la place forte mais pour combien de temps lorsque l'on voit qu'il a été élu avec 17 % des suffrages des électeurs inscrits et un taux d'abstention de 66%.

Un véritable affront au non renouvellement des mandats qui malheureusement finit par créer ,comme dans toutes les communes où les maires multiplient des mandats successifs des réseaux d'influence, du copinage, des délits de favoritisme et l' arrosage systématique de certaines associations à l'approche des élections et même en cours de mandat. Le décès du jeune Nahel a hélas aussi montré que le clientélisme et l'attitude pourtant conciliante de la municipalité avec certains auteurs d'"incivilités" n'avaient pas empêché des écoles d'êtres incendiées et des équipements publics d’être détruits. Comme chacun des maires de cette ville Patrick Jarry a démissionné à mi-mandat et désigné son successeur qui comme lui n'appartient à aucun parti ( rires)...



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mardi 25 novembre 2025

Nanterre aime le rap ?

 

 


    Le tournage  d'un clip de  Maître  Gims  vers  23 h   dimanche 9 novembre a  bien  pourri la  vie  des  habitants  de la tour  19  du quartier  Pablo Picasso. 

        L'article que  consacre  Le Parisien  à l'événement  par  la  plume de  David  Livois  qui est un peu le  journaliste officiel de la municipalité de  Nanterre est  d'une  complaisance  rare  envers  le  rappeur lorsqu'il affirme péremptoirement  "Le quartier Pablo-Picasso, à Nanterre (Hauts-de-Seine), apprécie beaucoup Gims".

Les  réactions  des habitants  ont été  diverses d'après ces extraits de  l'article (en italique):

« Le lendemain, il y avait encore les braseros, s’agace Laureen, une autre habitante de la tour 19. Des enfants jouaient même autour. En termes de sécurité, on fait mieux. » 

 « J’ai jeté un œil à la fenêtre, j’ai vu les figurants, les voitures de sport et les barils en flammes et j’ai compris qu’il s’agissait d’un clip de rap, souffle cette figure associative du quartier. On aime voir ce genre d’événement ici mais, là, on a eu le sentiment de ne pas être respectés. » 

 « Tout cela donne l’impression qu’on peut venir ici et faire à peu près n’importe quoi, gronde Marie-Pierre. La vie du quartier est déjà assez compliquée. Des dégradations, on en subit déjà toute l’année, on n’a pas besoin que des artistes viennent en rajouter. Pas sûr qu’on se permette d’agir ainsi dans les beaux quartiers de Paris. »

« Parce qu’ils devaient avoir besoin d’un environnement le plus sombre possible, les équipes du chanteur se sont permis de débrancher l’ensemble des ampoules du hall d’entrée, fulmine le collectif d’habitants au sein duquel on répète que le quartier n’est ni une poubelle, ni un décor de studio. Un technicien a dû intervenir le lendemain. Il a passé la journée à chercher la cause de la panne. » 

 Quant  à la ville  de  Nanterre, elle n'était pas  au courant, on peut  en  douter car parmi tous les  médiateurs de la  ville, certains  devaient  le savoir .Elle a  laissé  faire  plutôt que  faire  intervenir la  police,  pour  ne  pas  faire de vagues  comme  toujours et  ne  pas enflammer le  quartier. Des couards.   Elle a  toujours, elle aussi eu par calcul peut-être plutôt que par goût, une attitude très complaisante envers  le rap et la culture des  banlieues.    

Un ressenti partagé par la ville de Nanterre, où l’on explique n’avoir jamais été sollicité par les équipes de production du rappeur et, par conséquent, n’avoir délivré aucune autorisation. « La ville de Nanterre se demande si la société de production de Gims s’affranchit de ces règles dans toutes les communes où elle réalise les clips de l’artiste ou si cela est réservé aux quartiers populaires comme la cité Pablo-Picasso à Nanterre. » 

Quand à l'ex président  de  l'association des  locataires un peu hors-sol, il semble apprécier :

Ces critiques, Roger, ex-président de l’amicale des locataires, les juge, pour sa part, excessives. D’abord parce qu’entre deux prises de vues, l’artiste a pris le temps de faire quelques selfies avec des riverains.

Maître  Gims  pense-t-il avec  son ego surdimensionné qu'une  séance de  dédicaces fera oublier le mépris  qu'il a  eu  pour les habitants du quartier .

A bientôt si vous le voulez bien